Fighting System

Depuis 1993, la Fédération Internationale de Ju-Jutsu (JJIF) a mis au point deux systèmes de compétition : le « Duo System » et le « Fighting System ».

Pour ce qui nous intéresse, le « Fighting System est le système de combat (Kumité en japonais).
Il se définit en trois secteurs d’action :

le premier se travaille à distance de frappes pieds poings. Tous les coups doivent être au-dessus de la ceinture. Il s’apparente au Karaté Semi Contact, à une différence près : les coups directs (en ligne) au visage, sont interdits.
Les frappes à la tête sont circulaires.

Le deuxième secteur démarre dès qu’il y a une saisie, Les frappes sont alors interdites et le travail de corps à corps peut commencer. Celui-ci est très ressemblant au Judo, puisque le but est d’amener son adversaire au sol, par projection ou en technique de clés.

Dès que l’un des deux ju-jutsukas est au sol, le troisième secteur est engagé. Commence alors le combat au sol (sans frappe) regroupant toutes les applications possibles permettant de soumettre son adversaire : étranglements, clés de poignets, de coudes ou d’épaules et même les clés de chevilles et de genoux mais dans l’axe de l’articulation uniquement.Les immobilisations sont décomptées également.

Les combats se déroulent en un round de trois minutes et chaque action est comptabilisée.
Pour terminer le combat avant la limite, il faut que l’un des deux combattants obtienne un « Full-Ippon » soit une technique parfaite dans les trois secteurs au minimum.

Les ju-jutsukas s’opposent sur des tatamis, sur une surface égale à celle du Judo. Les catégories de poids regroupent les combattants comme suit :

pour les hommes – 62, -69, -77, -85, -94, +94 kg

pour les femmes -55, -62, -70, +70 kg.

Il incombe souvent à l’organisateur d’un tournoi, de refondre certaines catégories en fonction du nombre des participants.

Sur le plan international, on peut relever que la Suisse est à la traine dans ce domaine. Peut-être à cause de son système de différenciation, dans l’enseignement du Judo et du Ju-Jutsu ou peut-être à commencer par une scission de département au sein de la même fédération, qui sait ?

Si l’on se permet de comparer, la majeure partie de nos pays voisins ont un système commun. Une leçon de Judo intègre également l’enseignement du Ju-Jutsu. Les reconnaissances des ceintures en sont une preuve flagrante. Raisons pour lesquelles, un grand nombre de Judokas compétiteurs s’adonnent également au Ju-Jutsu Fighting System.

Des opens internationaux sont organisés dans tous les pays d’Europe avec plus de quarante combattants par catégorie. On compte aussi une coupe d’Europe, des championnats d’Europe tous les deux ans, en alternance avec les championnats du Monde.
Ces compétitions regroupent les deux formes de compétition : « Fighting System » et Duo System.

Le tout premier Ju-jutsuka suisse à avoir combattu en Fighting System s’appelle Roberto Sellaro, vers 1997.
Certains le connaissent sûrement ou l’ont déjà rencontré au bord du tatami en train de coacher ses poulains lors d’un tournoi.

Il a été rejoint deux ans plus tard par Carl Emery et Luca Staeger qui se sont très vite investis pour la Fédération Suisse avec pour unique objectif : monter une équipe Suisse de Fighters pouvant rivaliser avec le niveau international.
Ils ont ainsi développé des structures d’entrainement en Suisse, mais surtout en Romandie et à Genève qui reste aujourd’hui encore, le fief incontesté du Fighting System.
Il est important de relever qu’à cette époque, il n’y avait pas de tournoi organisé en Suisse. Ils devaient combattre à l’étranger, organiser leurs déplacements, se coacher eux-mêmes et affronter des combattants de l’élite mondiale appartenant à des équipes nationales aux structures et aux budgets impressionnants.
Roberto Sellaro, Carl Emery, Luca Staeger ont été les premiers membres de l’équipe suisse de Fighting System. Rejoint plus tard par Patrick Hugner, Michaël De Pascual (Lausanne), Sacha Vetterli, Iader Carloni et trois combattants de Berne, Alain KYD, Marco Cesarov et Jean-François Chevre.
Ces ju-jutsukas ont pu se mesurer à l’élite européene et mondiale, remportant à plusieurs reprises quelques magnifiques tournois internationaux.

On peut dire aujourd’hui que l’évolution du Ju-Jutsu Fighting System est en nette progression.
Le premier tournoi en Suisse a été organisé à Genève (Meyrin) par Carl Emery, le 2 février 2003. Coach national, il tenait absolument à développer ce système de compétition à Genève, sachant que notre canton compte une quinzaine de clubs de Ju-Jitsu. Le potentiel est dans la cité de Calvin.

Luca et Carl se déplacent alors de clubs en clubs et font découvrir le Fighting System aux ju-jutsukas genevois et romands.
Des contacts avec différents dirigeants et combattants de divers pays sont entretenus et des échanges ont lieu.

Un championnat suisse est organisé par Marco Limacher à Kriens/LU en juin 2003. Ce championnat ne sera pas homologué par la Fédération.
Le premier championnat suisse homologué sera organisé par le JU-KA-AI Club Police en juin 2004 à Meyrin.

Aujourd’hui cinq clubs genevois ont une structure « Fighting System avec un potentiel d’environ soixante combattants, toutes catégories confondues. …

Nos entrainements ont lieu tous les mardis avec des moniteurs et des arbitres reconnus par la fédération.
 
Afin de vous garantir un entrainement en toute sécurité, l'essentiel du matériel de protection est mis gratuitement à votre disposition par le club pendant l'entrainement.
 
Ce cours est ouvert à tous les niveaux confondus dès l'age de 14 ans, selon le règlement de la FSJ.
 
Venez tout simplement vous faire plaisir sur nos tatamis, dans un cadre sain, amical avec une équipe dynamique et des jeunes compétiteurs talentueux.
 
Votre coach
Pascal Bayejoo

(Les précisions sont tirées des propos de Sacha Vetterli du journal Hajimé de novembre 2006)

Contact : fighting@ju-jitsu-meyrin.com, Tél : 079/792.40.09