Histoique

 Kappo-Jutsu


Les techniques de KAPPÔ Jutsu peuvent être divisées en deux groupes principaux:
Les Kuatsu regroupent les techniques concernant la Réanimation et les Seifuku celles concernant le Reboutage.

Plus précisément :
Le KUATSU (litéralement Katsu) est la contraction phonétique de deux caractères :
KUA : qui signifie « vie » et TSU une syllabe de jutsu qui se traduit par « art » ou « technique » Kuatsu signifie donc : technique de vie, de retour à la vie? Réanimation.

Le SEIFUKU (ou Seifuku jutsu) est composé des parties SEI que l'on peu traduire par « authentique, vrai, comme avant » et FUKU « Restauration, remettre en place » Seifuku signifie donc : technique de remise comme avant ? Réduction des traumatismes.

Il est difficile de situer historiquement la naissance des Kappô dans l’histoire des Arts martiaux. Gardées longtemps secrètes au Japon, ces techniques ont été développées officiellement aux environs du 17ème siècle parallèlement au développement du Ju Jutsu.
Au cours du temps, les techniques ont été améliorées et adaptées, notamment après la deuxième guerre mondiale par la division médicale du Kodokan au Japon.
De par sa divergence avec les techniques de réanimations actuelles, basées sur la médecine occidentale, les Kappô restent très mals connus et difficilement accessibles.

Le Kappô jutsu et plus particulièrement le Kuatsu étant basé sur un système de réflexologie complexe (manipulation, pression, percussion des points vitaux), il est important d’y associer d’autres techniques comme le Kiaï (énergie émise par un cri lors de l’exécution des techniques) le Ko-Ryho (techniques de réadaptation progressive à l’effort) et le Shiatsu (techniques permettant de rééquilibrer le fonctionnement des organes et du système nerveux).

Cette science était déjà connue en Chine et faisait partie intégrante des arts martiaux et de la médecine chinoise en des temps mémoriaux. L’art martial Quan-Fa est l’ancêtre du Wushu et du Kung-Fu moderne.

Dans la tradition située entre 190 et 265 après J.-C., Me Hua To, moine et médecin célèbre auquel on porte le crédit de la découverte des premiers anesthésiques, mixtures d’herbes et de vin, ainsi que la mise au point d’une série de mouvements (inspirés de l’observation du tigre, du cerf, de l’ours, du singe et de la grue) destinés à détendre les muscles et à relaxer l’esprit tout en tonifiant le corps. Trois siècle plus tard, ces techniques intégrèrent le temple de Shaolin. La suite est connue.

Il est probable que les plus anciennes techniques de combat connues en chine remontent sur 5000 ans, jusqu’à l’art du Vajramushti de l’Inde dont l’aboutissement est le Kalaripayat, art martial pratiqué actuellement et dont les grands maîtres détiennent les secrets de la réanimation et du reboutage. (Kappô Jutsu). Voilà, la boucle est bouclée.



Pascal Villemin